Laura Liabot était...ouais, je ne pense pas que c'était réciproque, mais bref, c'était la première fille que j'ai vraiment aimé. Lutain, ça fait onze ans que ça va et vient. Desfois, j'me dis que j'aurais pu sortir avec elle, que j'étais à deux doights de ça et puis je me rappelle qu'elle, ça ne l'intéressait tout simplement pas. Je me tordais d'amour pour elle et desfois, comme ce matin, je me tord encore. J'y peux rien. J'aime me souvenir d'elle et j'aime rêver d'elle. Je le faisais régulièrement quand je la cotoyais (en 98-99) et puis avec les années, un peu moins jusqu'à plus du tout.
C'est normal, et c'est comme ça que ça se passe pour tout le monde.
Et puis y'a une photo de classe, ça fait un déclic et il est impossible de l'oublier à nouveau. Ces dernières semaines, j'ai rêvé deux fois de Laura Liabot. Dans les deux cas, elle est un personnage secondaire de ma vie à Gatineau. Mais dans les deux cas, mon amour pour elle reste très fort.
La première fois, je suis mélé à une histoire louche avec un genre de mafia à la con. Le p'tit boss de cette mafia (il doit avoir 16 ans, tout au plus) sors avec Laura et ça me fait chier. Après avoir fait une non-transaction avec ce type, je me retrouve dans son auto (genre limo), sur le siège arrière. Lui, il conduit et Laura est là. Elle n'a pas beaucoup changé, ses cheuveux sont plus longs, je crois, mais c'est tout. Je me dis que ce n'est pas normal, qu'en plus de dix ans, elle aurait dû changer, mais bon apparemment, ça ne me frustre pas plus que ça.
Le type me ramène chez moi, on est donc sur le boulevard qui passe devant mon appart. L'auto est arrêtée et apparement, c'est Laura qui va sortir. Elle embrasse son jules et puis vient vers moi pour me faire la bise. Parce que même si elle sort avec un autre, il n'empêche qu'on a été des amis au collège, alors hein, comme dans le bon vieux temps, quoi (ou à tout le moins comme cette soirée-
là, où je suis tombé sur elle par hasard lors d'une fête forraine). On se fait donc la bise. Puis, nos regards se croisent. Et il se passe un truc. Je sais pas quoi, mais il y a un truc qui se passe.
Et je l'embrasse. Je l'embrasse avec ardeur, feu et passion. Je l'embrasse comme je veux pouvoir l'embrasser depuis le début, depuis que je l'ai recontrée. Je l'embrasse et elle ne se retire pas. Elle me rend mon baiser. Je ne sais pas combien de temps ça dure, environ une éternité, avant qu'elle n'échappe à mon étreinte et disparaisse hors de l'auto. Je me retrouve seul avec le chef de la mafia qui a évidemment tout vu et qui n'est évidemment pas content. Moi, je suis bien. Je suis probablement dans une position dangeureuse, mais je m'en fous. Laura, je l'ai eue et c'était bien.
Je ne sais plus comment je m'en suis sorti, si on a discuté lui et moi ou si je me suis enfui en courant. Probablement l'un et l'autre. Au réveil, il n'y avait que Laura.
Voilà, celui-là c'était il y a quelques jours, quelque part la semaine dernière je crois. Et cette nuit, j'en ai fait un autre, encore à Gatineau, encore avec Laura.
Ce coup-ci, on était chez mon ami
Beun', mais ça ressemblait plus à chez mon amie
Aude, à Cazenac (d'ailleurs, j'ai rêvé qu'elle, sa soeur et moi jouions dans un film sur les moeurs des pays de l'est, mais bon c'est une autre histoire). Il y avait Laura, un barbu étrange, peut-être Beun' et moi. Le barbu était grand et sa barbe lui servait a tenir sa machoire qui semblait très douloureuse.
Alors que je tentais de recoller les morceaux avec Laura, que je tentais de rattrapper le temps perdu, il est arrivé, m'a gentillement envoyé bouler, et a entreprit de convaincre Laura de partir avec lui. Dans ma tête sur le coup, c'était un amant à elle, même s'il me semble plus logique que ce soit son père après réflexion
(eh, je veux bien faire des rêves bizarres, mais laissez-moi les rendre plausibles de temps en temps sinon ce serait vraiment trop horrible). Enfin, il la convainc de partir, alors qu'on était, elle et moi, à deux doights d'être bien ensemble, ce qui me frustre. Je tente de convaincre le vieux de la laisser faire sa vie sans lui (avec moi, donc). L'échange, sans en venir aux mains, est cependant musclé et la tension monte.
Malheureusement, Laura fini par choisir de le suivre. Je la regarde partir en étant conscient que ce serait probablement la dernière fois que je la verrais de toute ma vie. Beun' est là et on en discute vaguement. Puis, mon rêve prend une tournure étrange, finissant sur le fameux film avec Aude et sa soeur.
Comparé au premier rêve, ce deuxième suce sa race, mais disons qu'un rêve avec Laura est toujours agréable à se rappeller.
J'ai aussi rêvé de Végeta qui crie «Chuis l'poney ! Chuis l'poney !» et de petits caniches peints au rouleau, mais alors pour raconter ce rêve-là, ça va être galère.